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Méthodologie

Comment MutuCash calcule votre bilan, sur quelle base il se compare à la moyenne nationale, et ce que ce calcul ne dit pas.

Le calcul du coût réel

MutuCash compare, année par année, deux montants tirés de vos documents réels : ce que vous avez versé à votre mutuelle, et ce qu’elle vous a remboursé.

Bilan de l’année = remboursements reçus (part mutuelle) − cotisation versée.

Un bilan négatif est le cas normal d’une année sans problème de santé : une assurance sert à couvrir un risque, pas à rapporter de l’argent chaque année. Voir le guide « Ma mutuelle est-elle rentable ? ».

Le taux de redistribution personnelse déduit du même couple de montants :

Taux = remboursements reçus ÷ cotisation totale × 100

La cotisation totaleinclut la part employeur en contrat collectif. C’est un choix délibéré : c’est la cotisation réellement encaissée par l’organisme, celle qui rend le taux comparable à une moyenne nationale. Compter uniquement votre part salariale double artificiellement le taux et n’a pas d’équivalent statistique publié. Voir le guide « Le taux de redistribution, expliqué ».

La base de calcul : pourquoi taxes comprises

La DREES (direction statistique des ministères sociaux) publie chaque année, dans son Rapport sur la situation financière des organismes complémentaires, le ratio prestations ÷ cotisations de l’ensemble du secteur. Ce ratio est calculé hors taxe : en 2024, il s’établit à 79 %.

Or la cotisation que vous payez n’est pas hors taxe : elle inclut la taxe de solidarité additionnelle (TSA), qui s’élève à 13,27 %de la cotisation dans le cas général. La DREES le dit elle-même : « si l’on se place du point de vue des ménages, qui acquittent la TSA, ce ratio est donc inférieur ». Rapporté à la cotisation taxes comprises — c’est-à-dire au montant qui figure réellement sur votre avis d’échéance —, le ratio 2024 tombe à environ 70 %.

C’est ce dernier chiffre que MutuCash affiche : c’est le seul comparable à un taux personnel calculé, comme le fait MutuCash, sur la cotisation que vous payez réellement. Publier 79 % comme référence de comparaison, sans changer la base de votre calcul, ferait perdre environ 9 points à chaque utilisateur au bénéfice des mutuelles : son taux personnel paraîtrait plus mauvais qu’il ne l’est, comparé à une référence qui n’est, elle, pas amputée de la taxe.

Détail du calcul (DREES, tableau 3, 2024) : prestations 36,8 Md€, cotisations 46,5 Md€, TSA 6,1 Md€ → 36,8 ÷ (46,5 + 6,1) = 36,8 ÷ 52,6 ≈ 70,0 %. Le chiffre exclut volontairement la complémentaire santé solidaire : ses prestations sont financées par le régime de base, pas par les cotisations des assurés, et les inclure gonflerait le taux sans rapport avec votre contrat.

Les références par famille et par type de contrat

Le taux de redistribution varie fortement selon l’organisme et le type de contrat. Les chiffres ci-dessous sont ceux publiés par la DREES pour 2024, en hors taxe : pour les comparer à un taux MutuCash (taxes comprises), retranchez environ 9 points.

  • Global tous organismes— 79 % hors taxe, ≈ 70 % taxes comprises.
  • Institutions de prévoyance— 87 % hors taxe (la meilleure famille).
  • Mutuelles— 78 % hors taxe.
  • Entreprises d’assurance— 77 % hors taxe.
  • Contrats collectifs(entreprise) — 85 % hors taxe.
  • Contrats individuels— 73 % hors taxe. L’écart avec les contrats collectifs est le contraste le plus net du rapport : un retraité, un indépendant ou un fonctionnaire hors contrat d’entreprise récupère structurellement moins que quelqu’un couvert par un contrat d’entreprise.

Le reste — 19 % des cotisations hors taxe en moyenne en 2024 — correspond aux frais de gestiondes organismes : 17 % en collectif, 21 % en individuel ; 14 % chez les institutions de prévoyance, 19 % chez les mutuelles, 20 % chez les assureurs. Chez les mutuelles, ce sont surtout des frais d’administration ; chez les assureurs, des frais d’acquisition (intermédiaires, publicité).

Les limites, assumées

  • Un taux ne dit rien de la qualité d’un contrat.Une mutuelle qui vous rembourse peu parce que vous n’avez rien consommé cette année-là n’est pas une mauvaise mutuelle : c’est le fonctionnement normal d’une assurance.
  • Une seule année n’est pas représentative. Une couronne dentaire ou une paire de lunettes suffit à retourner un bilan annuel. Le signal qui compte est une moyenne sur plusieurs années, pas un chiffre isolé.
  • Une assurance sert aussi à couvrir un risque rare.Le rôle d’une complémentaire santé n’est pas de reverser 100 % de ce qu’elle encaisse : une partie mutualise un risque que vous ne réaliserez peut-être jamais.
  • Les contrats collectifs incluent une part employeur.Le taux de redistribution « contrat » (cotisation totale) et votre gain personnel (votre part seule) répondent à deux questions différentes — voir le guide taux de redistribution.

Voir votre propre bilan

MutuCash applique cette méthode à vos relevés réels : déposez vos PDF ou laissez l’extension aller les chercher chez votre mutuelle. Le calcul se fait sur votre appareil.

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